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Avatar ou le rêve de James

25 mars 2010

Avatar

Avatar - l'affiche

Si j’ai choisi de parler de ce film qui défraie la chronique, c’est parce que je l’ai regardé (trois fois déjà!), et que j’y ai trouvé des choses intéressantes à partager. Et pendant que je m’apprêtais à vous livrer mes élucubrations là-dessus, je me suis rendu compte que tout un monde (en ligne) est en train de se créer autour de ce film, et pas seulement pour des raisons évidentes de marketing !
Si je vous dis « kaltxi », cela n’évoque peut-être rien pour vous ! Mais laissez-moi vous dire que cela signifie « bonjour » dans la langue Na’vi, la langue des Omatikaya, cet étrange peuple bleu qui vit sur la planète Pandora, au pied de l’arbre-maison (HomeTree). Figurez-vous que James Cameron, ne voulant pas se limiter à faire semblant de créer un peuple avec une culture et une langue propres, l’a vraiment fait, même si ce peuple et cette langue n’existent que dans son film.
En effet, dans la plupart des cas, les réalisateurs ont pour habitude d’inventer quelques phrases étranges qu’ils font répéter aux acteurs tout au long du film, en prenant le soin, par exemple, de changer les intonations, histoire de faire croire à une langue à part. Mais pour Avatar, M. Cameron s’est attaché les services du Dr Paul Frommer, Professeur de linguistique, pour créer une langue intelligible et bien construite, que l’on peut même apprendre. Sur le site Learn Na’vi (http://www.learnnavi.org/), vous pouvez trouver plein de documents sur la langue et la culture de ce peuple (virtuel).
En fait, si je dis tous ça, c’est pour une seule raison : j’ai été impressionné par le travail abattu par James et son équipe pour réaliser le chef-d’œuvre que nous pouvons contempler aujourd’hui. Et cela me permet de dire que le succès fulgurant d’Avatar au box office n’est pas le fruit du hasard, comme il fallait s’y attendre. Ce film est l’un des plus coûteux de toute l’histoire du cinéma : selon The New York Times, le budget d’Avatar s’élèverait à 460 millions de dollars américains, mais son succès public fulgurant lui a permis de dégager des bénéfices après seulement dix jours d’exploitation, puis de récolter plus de 2,4 milliards de dollars américains de recettes (enregistrées au 21 février 2010). Les longs mois de recherche et de veilles de l’équipe ont fini par payer, et c’est là un des premiers enseignements à tirer de ce succès.
Pour en revenir à l’histoire, pour ne pas vous enlever l’envie de la découvrir (pour ceux qui ne l’ont pas encore fait), je dirais que pour moi, il s’agit ni plus ni moins que d’une Aude à la nature et d’un appel à respecter les autres créatures. Chose que les hommes ont du mal à comprendre aujourd’hui, eux qui ne savent même pas respecter leur propre vie ou celle de leurs semblables !
En tous cas, je vous conseille fortement de vous rendre en salle le plus tôt possible (si ce n’est déjà fait) pour déguster ce chef-d’oeuvre merveilleux, et vous mettre à rêver avec James d’un monde où la nature reprend sa place.
Bonne séance !

K@rl
Bloggeur africain

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